Il y a un éternité, il y a un siècle, il y a un an, je vous expliquais ici comment les vendanges pour moi c'était plus le début (de la vinification) que la fin (de la campagne viticole). Et c'est vrai, je me dis déjà que ces vins clairs de 2011 seront passionnants à déguster.
Certes, mais en attendant à 24 heures de la fin de la cueillette, ce soir en faisant mon petit tour chez l'équipe, c'est vrai que j'ai ressenti un grand soulagement. A partir de maintenant, c'est moi qui suis en charge et ce n'est pas la nature qui me dicte sa loi. Et ça, c'est cool. La grande majorité des moûts sont dans leur cuve, ils fermentent gentiment, ils ne risquent plus d'orage de grêle, ils sont à l'abri des étourneaux et du botrytis ... Ils sont à la maison. Et pour un bon bout de temps !
Demain ce sera fini, la vie reprendra son cours normal, les filles iront à l'école, le réveil ne sonnera plus à 5:30. Et puis ? C'est un sentiment étrange, j'ai à la fois hâte que ça se termine, hâte de retrouver mes enfants, ma maison mais j'éprouve aussi une certaine tristesse à la voir s'achever cette vendange. Dire qu'il faut attendre un an avant que ça recommence. Le stress, les blagues à trois francs, la course, les siestes à n'importe quelle heure pourvu qu'on ait 5 minutes, le sifflement des effeuilleuses dans la nuit, cette agitation permanente...
(n'allez pas imaginer qu'il y a des strip-teaseuse qui sifflent la nuit pendant les vendanges, une effeuilleuse, c'est un tracteur vigneron équipé pour retirer les feuilles des vignes pour rendre la vendange plus facile... et ça émet un bourdonnement tout à fait spécifique...je dis ça juste pour expliquer...quand même vous avez l'esprit un peu mal tourné ...)